Bouturage du figuier (méthode avancée)
Une méthode avancée de bouturage du figuier
Matériel nécessaire
Matériel végétal
Rameaux de figuier en état de repos végétatif.
Propreté et désinfection
Eau de javel adéquate à la désinfection de boissons ou aliments.
Brosse à dents
Cutter
Briquet
Vase ou une carafe destiné à y placer les rameaux pour les désinfecter.
Identification des plants
Ciseaux
Feutre résistant à l’eau
Sachet en plastique blanc pour confectionner les étiquettes. (sachets de supermarché, sac poubelle…).
Première étape du bouturage en sac congélation
Sac congélation
Élastiques
Serviettes en papier ou papier essuie-tout
Fil de fer dans le cas où le sac congélation ne soit pas pourvu d’une fermeture zippée.
Deuxième étape du bouturage en pot
Petits gobelets en plastique transparents et opaques de la même taille.
Un fer à souder.
Une boîte pour contenir les gobelets.
Éclairage artificiel en cas de pièce mal exposée à la lumière naturelle.
Programmateur pour le système d’éclairage.
Substrat minéral inerte, léger et poreux (Perlite, Vermiculite)
Troisième étape du bouturage en pot
Gros gobelets en plastique transparents et opaques de la même taille.
Terreau spécial bouturage.
Préparation des boutures
Si nécessaire, coupez les rameaux pour les mettre à une taille adéquate aux récipients qui vont être utilisés. (il est important de laver et désinfecter les accessoires de coupe à l’aide du briquet).
Lavez bien abondamment les boutures avec de l’eau et frottez à l’aide d’une brosse à dents.
Après avoir lavé les boutures, réalisez un mélange de javel et d’eau (1+9).
Plongez les rameaux de figuier dans ce mélange de désinfection, agitez, et retirez au bout d’une minute, puis rincez à l’eau claire.
Première étape de bouturage : le sachet de congélation
Si vous avez de moyens sophistiqués pour contrôler, température, humidité, cette méthode n’aura pas d’intérêt pour vous. Il y a un avis contrasté sur l’impact de l’addition d’hormones en faveur de la capacité d’enracinement de les boutures de figuier.
Les avantages de la méthode ici-même proposée sont :
Une humidité de 100% se maintient pendant tout le processus
On isole aux boutures de l’atmosphère normale évitant la contamination par spores.
Les temps pour l’enracinement ils ne sont identiques pour toutes les variétés ni pour tous les rameaux d’une même variété.
Ces temps peuvent varier d’une semaine à plus d’un mois.
Dans d’autres conditions, ces boutures auraient déjà succombé à l’attaque des champignons et bactéries dans une atmosphère humide ou la déshydratation en atmosphère moins humide.
Il est fréquent que les feuilles des boutures poussent avant que des racines. Si ceci arrive en n’utilisant pas une méthode semblable, le dépérissement est assuré.
On doit suivre le processus, en ouvrant les sachets de plastique à des intervalles réguliers de 4 jours. Si on s’observe de la moisissure dans une bouture, on peut y remédier en ajoutant un mélange d’eau de javel dans la même proportion que celle qui est utilisée pour la désinfection.
Enveloppez les boutures avec le papier essuie-tout en laissant la partie supérieure de la bouture à découvert. Le papier de la serviette ne doit pas être facilement friable puisque en le retirant les racines peuvent se casser facilement. Certains préfèrent utiliser du papier journal à la place du papier essuie-tout.
Fixez les boutures avec un élastique. Procédez à l’identification des boutures en coupant des bandes de plastique blanc, et en les attachant à chaque bouture. Arrosez le papier essuie-tout et essorez le légèrement.
Ensachez et fermez hermétiquement.
Ne mettez pas trop de rameaux dans le même sachet. En effet, l’un deux peut-être contaminé. Cela évitera la propagation à d’autres boutures.
Regroupez les sachets dans une boite, placez les près d’une source lumineuse (fenêtre ou éclairage artificiel).
Maintenez une température minimale de 20°C. L’idéal étant 25°C.
Tous les 4 jours, ouvrez les sachet pour observer les boutures. Une fois que ces dernières émettent des racines, passez à l’étape suivante.
Deuxième étape : la culture en pots
La culture nécessite un couple de gobelet opaque + transparent. Réalisez, à l’aide d’un fer à souder, les trous de drainage des pots.
Mettez un peu de substrat au fond du gobelet transparent. Utilisez de la perlite ou bien tout autre matériel inorganique avec une haute capacité de rétention d’eau, bonne aération et basse densité. Ces matériels inorganiques sont libres de pathogènes. Ils inhibent le développement de quelques maladies. Ils se dégagent facilement sans nuire aux racines.
Disposez la bouture verticalement dans le pot et finissez de verser délicatement du substrat pour finir de remplir le gobelet.
Arrosez abondamment avec une eau sans chlore et à faible minéralisation.
Posez le gobelet transparent ainsi remplit, dans le gobelet opaque. L’opacité de ce dernier est destiné à éviter la formation d’algues.
Mettez le tout dans la boite pépinière à un endroit correctement illuminé. Vérifiez tous les jours le taux d’humidité de la perlite. Cela peut se faire soit en vérifiant la masse du gobelet, soit en pressant un grain de perlite entre ses doigts : si ce dernier ne restitue pas d’eau, il faut arroser à nouveau.
Lorsque les racines commencent à s’étendre sur les parois du gobelet translucide, passez à l’étape suivante :
Troisième étape : la culture en serre froide
Enlevez la bouture du petit gobelet et supprimez la perlite autour des racines. Soyez très soigneux si le système racinaire est très développé, cela peut stresser fortement la bouture. Eliminez le maximum de perlite aggloméré aux racines. Leur présence excessive gênera le développement racinaire et risquera d’entraîner à terme la putréfaction des racines.
Rempotez les boutures dans des contenants d’un litre (nous utilisons toujours un couple de récipient translucide et opaque).
Le substrat est constitué de 70% de terreau spécial bouturage, et 30% de perlite. Ceci en vue d’augmenter le niveau de rétention d’eau et de substances nutritives.
Arrosez à l’eau, sans ajouter d’engrais.
Une fois que les racines seront massivement apparentes sur la surface du gros gobelet, vous pourrez additionner votre d’eau d’un engrais équilibré, à raison de 1 à 1,5 g par litre d’eau, pour tous les arrosages.
La culture en pot sera ainsi poursuivie jusqu’au moment adéquat pour procéder à la mise en terre du plant.
Références
Ce contenu est entièrement basé sur des informations tirées de greffer.net (archive), par xon2000, le 20 juin 2007.